Theater Chur

Spectacle VR au théâtre de Coire : Digital Freischütz

Le collectif d'artistes CyberRäuber présente pour la première fois en Suisse à Coire son projet d'opéra en réalité virtuelle "Digital Freischütz".

Ils ne pouvaient pas se douter l'année dernière que leur opéra serait le projet du moment en période de pandémie. Lengers et Karnapke travaillent depuis 2015 sur leur "théâtre de la réalité virtuelle" - et ont ainsi créé une toute nouvelle forme d'art. Leurs projets - ils travaillent actuellement à leur douzième mise en scène virtuelle - se situent à l'interface entre le jeu, le théâtre et le spectacle de réalité virtuelle. Et ouvrent ainsi des perspectives totalement nouvelles.

On vole à travers les sons et les espaces

Lunettes VR sur le visage, écouteurs sur les oreilles et joystick en main, on se déplace dans les mondes virtuels qu'ils ont créés. On vole à travers les sons et les espaces. Pour leur "Freischütz", ils ont réalisé quatre épisodes de 15 minutes, un pour chacun des quatre protagonistes Max, Kaspar, Agathe et Ännchen. Björn Lengers et Marcel Karnapke ne racontent pas l'histoire du "Freischütz" de manière linéaire. Par fragments, on s'approche des quatre protagonistes, de leurs motivations, de leurs joies, de leurs angoisses.

On suit une sorte de brin d'ADN qui s'enroule en une couronne géante - une couronne mortuaire, comme tressée de racines mortes. Plus tard, on se fraye un chemin à travers un immense labyrinthe, il n'y a pas de sortie. Puis on se retrouve dans une maison dont le toit et les murs sont faits d'étoiles scintillantes. On s'immerge dans les sons, dans les mondes - on plonge dans le sous-sol rouge flamboyant sous la maison, on flotte à travers les murs vers l'extérieur dans une forêt de lumières, la musique de Weber disparaît, un grondement désagréable s'amplifie à mesure que l'on s'éloigne de la maison. Celle-ci devient soudain de plus en plus petite, jusqu'à ce qu'elle disparaisse complètement.

L'illusion parfaite n'est pas leur objectif, explique Björn Lengers. Ils ne veulent pas construire des mondes parfaits, mais raconter une histoire. Il est très heureux que les gens entrent en contact avec ce "Freischütz", que les amateurs d'opéra découvrent la technologie VR et que les personnes intéressées par le numérique découvrent l'opéra. Et : ce Freischütz numérique convient aussi parfaitement aux néophytes de la réalité virtuelle.

Les opéras aussi sont contraints par la pandémie à trouver des solutions numériques. Ainsi, le théâtre d'Augsbourg a également travaillé avec la RV, comme nous l'avons vu. ont rapporté. A Coire, il y a encore quelques représentations jusqu'à la fin du mois. Plus de Infos

Source : tagblatt

 

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